mercredi, octobre 28, 2026
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Aliou Bah « notre pays compte de Docteurs et Professeurs intellectuellement stériles »

Dans une tribune publiée sur sa page Facebook, l’homme politique Aliou Bah (Président du parti MODEL) s’est permis de faire un diagnostic sur la priorité de l’intellect Guinéen qui, selon bon nombre d’observateurs, priorisent leur intérêt personnel au détriment du pays.

Habitué des débats sur la marche du pays, d’où sa dernière sortie de ce weekend, pour interpeler la mémoire collective. Aliou Bah ce jeune économiste de formation ne laisse aucun détail des débats sur les fléaux qui minent son pays, la République de Guinée.

Au fond de son idée, Aliou semble se servir de la citation qui  nous enseigne que « La lecture nourrit l’esprit » pour dépeindre en noir le tableau guinéen en terme de production intellectuelle efficace.

Avant de d’aller au tréfonds des choses qu’il dépeignent ici,  il s’est posé cette question :

Quel avenir pour celui qui priorise plus son estomac que son cerveau ?

« Le malheureux constat qui s’impose dans notre pays est le fait que, sauf quelques exceptions, les gens ont la paresse et le désintérêt pour la lecture. Quelles que soient les raisons qui peuvent expliquer cela, cette situation constitue un grand handicap tant au niveau du développement personnel que celui de la maturité des citoyens.

Dès lors que la lecture est la nourriture de l’esprit, autant s’en occuper au quotidien mieux que nous le faisons pour l‘estomac. Sinon l’affamer reviendrait à se condamner aux mauvais comportements, aux multiples lacunes, au complexe d’infériorité, au manque de confiance en soi et de savoir-vivre, à la manipulation et à la dépendance; bref à vivre dans la pauvreté sous toutes ses formes.

Il est indéniable que nos programmes scolaires ont des insuffisances par rapport à la promotion de la lecture. D’ailleurs ce n’est pas étonnant d’entendre un diplômé avouer n’avoir jamais lu entièrement un seul livre. C’est même banale de le dire pour certains alors que cela serait inimaginable sous d’autres cieux ».

De poursuivre, « Dieu seul sait combien notre pays compte de Docteurs et Professeurs intellectuellement stériles. Ils sont visibles partout sauf dans les espaces du savoir. Ils n’ont jamais enseigné un cours magistral encore moins fait une production scientifique. Leur seul signe distinctif reste un titre ronflant qui leur accorde une influence sans résultats tangibles pour la société.

Et pourtant le goût et l’intérêt pour la lecture sont faciles à développer. Il suffit de créer la nécessité en soi, choisir des livres qui correspondent à sa passion (politique, culture, religion, science…), et s’imposer un agenda journalier de lecture d’un minimum de 10, 20, 30 pages.

Cela est si pratique que ça pourrait ressembler au fait de désirer une nourriture, ensuite se donner le temps et les moyens de l’acquérir pour bien la déguster. Alors pourquoi avoir un estomac plein pour un cerveau vide si on peut remplir les deux et en tirer profit » s’est-il interrogé.

Son intervention vient au moment où le débat sur l’école se pose, d’où certains soutiennent qu’il ne sert à rien d’aller étudier des théories à l’école pendant des années et se retrouver au chômage… Décryptage faite par Ibrahima Moudias journaliste Indépendant

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