La Guinée connaît une nouvelle dégradation de la situation politique avec la condamnation à deux ans de prison ferme d’Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (Model), par le Tribunal de Première Instance de Kaloum. Accusé d’offense au chef de l’État, l’opposant a été reconnu coupable ce mardi 7 janvier 2024.
Cette décision a suscité une vive réaction de la part de la classe politique, notamment de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG.
Pour l’Homme Politique qui vit en exil, cette condamnation est une « farce judiciaire » et une « déclaration de guerre ouverte contre la liberté d’expression ». Il dénonce les accusations « grotesques » portées contre Aliou Bah, qui n’a fait qu’exercer son droit fondamental de dénoncer les dérives autoritaires du régime en place.
Le message intégral de Cellou Dalein :
Je dénonce la farce judiciaire qui s’est jouée ce mardi 07 janvier 2025 au Tribunal de Première Instance de Kaloum. Sur la base d’accusations aussi grotesques qu’inquiétantes, le Président du Model, Aliou BAH, a été condamné à deux ans de prison ferme pour offense au Chef de l’Etat.
Son « délit » ? Exercer ce qui reste d’un droit fondamental dans un pays où les libertés se meurent à petit feu : dénoncer les dérives autoritaires et les atteintes systématiques aux droits humains perpétrées par une junte ivre de pouvoir.
Cette sentence absurde, digne des régimes les plus liberticides, ne saurait être interprétée autrement que comme une déclaration de guerre ouverte contre la liberté d’expression et une tentative d’intimidation orchestrée pour réduire toute opposition au silence.
Ce verdict révoltant marque une journée funeste pour la démocratie, les libertés et les droits humains en Guinée. Il vient s’ajouter à la longue liste des actes autoritaires et liberticides d’un pouvoir prêt à tout pour faire taire toutes les voix dissonantes.
Je condamne avec la plus grande fermeté cette mascarade judiciaire et exige la libération immédiate et inconditionnelle du Président du Model.
Le peuple guinéen ne se laissera pas réduire au silence par la terreur judiciaire d’une junte aux abois.


