A l’occasion de la fête de la musique, célébrée chaque 21 juin, nous avons interviewé le journaliste Al Souaré. Cette personnalité publique qui se trouve être un professionnel du domaine a donné son avis sur la filière musique en Guinée.

A quoi doit servir la journée de la fête de la musique en Guinée, selon Al Souaré. « C’est une journée qui doit être pour nous, une sorte de plaidoyer, de remise en question pour comprendre et repenser notre musique ».
Sur l’état actuel de notre filière musique, il indique ceci. « La filière musique évolue dans l’autoproduction. Cette génération-là, si elle avait eu le même accompagnement comme le Bembeya, des époques à Ibro Diabaté, où on avait des grandes maisons de disques en Guinée, on avait des producteurs qui injectaient beaucoup d’argent dans la carrière des artistes. Je pense qu’elle se porterait mieux ».
Le célèbre journaliste et acteur culturel invite l’ Etat a encadré le secteur avec une pertinente politique culturel.
« Il faudrait que l’on État puisse accompagner ce secteur à mieux être redynamisé. Cela dépend des politiques culturelles. L’idéal, c’est de mettre un fonds et permettre à ce que la filière musique puisse être encadrée. C’est toute une chaîne d’économie, vous avez des producteurs, des arrangeurs, des manageurs, l’artiste, le compositeur… Donc toutes ces personnes composent cette filière. Mais il faut l’encadrer, sinon chacun va faire ce qu’il veut, selon ses moyens. Et notre musique n’aura pas de repères. A nos États de prendre les taureaux par les cornes et de pouvoir aider les hommes de la chanson Guinéenne à mieux se vendre localement et à mieux s’exporter ».


